28 février 2007

Nos amis les rongeurs

Grégoire étant en Belgique, je pensais me retrouver seule à la maison. J'ai eu la mauvaise surprise de découvrir que je me trompais. Je ne suis pas seule : il y a des souris chez nous !!! J'en ai vu une dans la cuisine.

Après avoir hurlé un bon coup, téléphoné à Grégoire et passé le reste de la soirée ailleurs (comme prévu), j'ai été acheter un piège. Devant toutes les images de souris au magasin, j'ai attrapé la nausée. J'ai acheté un appareil à ultra sons qui est censé éloigner les nuisibles. Par acquis de conscience, j'ai aussi acheté un piège. C'est une boîte dans laquelle les souris restent enfermées. J'ai mis le piège avec un appât et l'appareil à ultra sons et la souris n'ayant pas été prise, j'ai cru qu'elle s'était enfuie.

Grégoire, de retour, m'a conseillé de quand même acheter des tapettes à souris. Je me suis exécutée, et Grégoire a placé les pièges (j'avais peur de me blesser). Nous étions depuis à peine dix minutes hors de la cuisine que l'on a entendu le piège se refermer: CLAC ! Je n'ai pas osé aller voir ce qui s'était passé mais Greg a fait des photos que je partage avec plaisir avec vous (puisque certains en demandaient). Vu comme cela on a l'air cruel car cette souris est toute mignonne (la mise en scène est de Grégoire).


Le lendemain matin, au réveil, Greg, le chasseur photographe, a fait le tour des pièges et a trouvé une autre souris morte. Cette fois-ci le piège n'avait pas fonctionné correctement et la pauvre souris s'est traîné sur plusieurs centimètres avant de mourir. Elle a même laissé une trace de sang.

Hier soir, on a recommencé l'opération : pièges, appâts, lumières éteintes et attente. Ce matin, Grégoire a été vérifier en vue d'éliminer et nettoyer les cadavres avant que je me lève. Et surprise, bonne cette fois-ci, on n'a plus rien attrapé. On a donc éliminé la source de nos ennuis.



Brigitte Bardot et son collectif belge vont peut-être à nouveau protester devant tant de cruauté mais les souris moi j'aime pas !


Moi si. Et je pense que la prochaine on va la filmer.

19 février 2007

Première rencontre avec la DMV

La DMV (Division of Motor Vehicules) est l'entité administrative qui s'occupe à la fois de donner des cartes d'identité, de faire passer le permis de conduire et d'attribuer les plaques pour les voitures. Il y a aussi un comptoir pour s'engager dans l'armée. C'est dans ce cadre que j'ai pu passer une excellente après-midi à attendre et que j'ai pu me rendre compte que l'administration n'a pas l'habitude de travailler avec des étrangers (et que les fonctionnaires n'aiment pas les cas qui s'écarte du cas de base).

Passant de guichets en guichets et ayant enfin toutes les autorisations, une charmante fonctionnaire décide que mon permis belge n'est pas valable pour l'obtention des plaques alors qu'il avait été accepté dans les étapes précédentes. Elle m'explique que je dois revenir un autre jour, passer le permis ou obtenir une carte d'identité américaine. Je me suis gentiment énervée (en anglais), en démontrant l'absurdité de la situation (encore en anglais) et elle a fini par me donner raison (toujours en anglais). J'ai donc obtenu les plaques pour la voiture et la satisfaction de m'être très bien débrouillée dans ma nouvelle langue.

Grégoire et moi devons tous les deux passer le permis de conduire de l'état car le nôtre n'est valable que trois mois. Nous aurons donc à nouveau le plaisir de retrouver la DMV.

Petit réconfort sucré avant d'installer les plaques sur la voiture (ça fait quand même quelques jours qu'on les a): un gâteau au chocolat sans farine autrement appelé le gâteau au chocolat qui tue. La recette est tirée du célèbre Allergique et gourmand. La réalisation est normalement assez simple comme vous pouvez le voir dans la recette qui suit. Pour correspondre à mon moule à cake plus petit (24 cm x 10,5 cm), j'ai divisé les quantités par deux (après avoir scientifiquement calculé les aires de chacun des moules). N'ayant pas tout le confort de ma cuisine belge, j'ai dû transposer les grammes en tablespoon car je n'ai pas de balance, faire fondre le chocolat au bain-marie, monter les blancs en neige à la main et blanchir les jaunes à la main aussi puisque je n'ai pas de batteur (j'ai peut-être gagné du muscle). Oui, c'est presque héroïque de faire un gâteau dans ces conditions !

Voici donc la recette originale :
250 g de chocolat noir, 8 œufs, 150 g de sucre, 50 g de beurre ou matière grasse
Préchauffer le four à 170°.
Mettre à fondre le chocolat et le beurre au micro-ondes à 400 W (1 à 2 min.). Bien mélanger.
Séparer les blancs des jaunes. Battre les jaunes avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse, puis battre les blancs en neige ferme et les incorporer délicatement aux jaunes. Ajouter ensuite tout aussi délicatement le chocolat fondu.
Mettre immédiatement dans un moule à gâteau de 25 cm beurré et fariné.
Cuire au four préchauffé à 170°. Laisser cuire 25 min. L'intérieur doit rester humide. Démouler et laisser refroidir.

18 février 2007

Newport, notre Nieuwpoort

Ce week-end, nous sommes allés à Newport qui se trouve sur une île à 1 heure de chez nous. Pour s'y rendre, nous avons pris les petites routes et découvert de jolies villes américaines en bord de mer.


Une fois arrivés sur place, nous avons dégusté, au Black Pearl, une délicieuse clam chowder ou crème de palourdes. L'endroit est réputé pour faire le meilleur clam chowder de Newport, ils en sont tellement fiers qu'ils le livrent par Fedex. Peut-être qu'ils livrent aussi en Belgique... vous pouvez essayer.




Au XIXe siècle, Newport était le lieu de villégiature des richissimes familles américaines de la côte Est. Elles s'y sont fait construire d'immenses mansions. Celui que nous avons été visiter, le Marble house, est un mélange entre le Petit Trianon de Versailles et le Parthénon. Il est tout en marbre comme son nom l'indique. Le Marble House (derrière Grégoire qui fait face à moi et à la mer) n'est pas considéré comme un mansion car il est trop petit, c'est un simple cottage. La salle de bal est décorée d'or. Le salon gothique aux murs gueules abrite les collections achetées sur un coup de tête en Europe (notamment un triptyque de Van Dijck). La salle à manger est décorée de marbre rose d'Algérie... On ne se refuse rien pour sa maison d'été. J'aurais aimé vous montrer des photos de l'intérieur, mais on ne pouvait pas en prendre.

Après notre visite culturelle, nous avons longé la côte et pris quelques photos :

11 février 2007

3 voitures en 3 semaines

En Belgique, nous n'avions pas de voiture. On n'en avait pas vraiment besoin et on avait opté pour le car sharing. Mais ici, la voiture n'est pas un luxe (enfin... ça dépend). Ce qu'on a appris, c'est qu'acheter une voiture peut également devenir une aventure. Voici donc les pérégrinations de 2 petits belges en quête d'une voiture dans le monde féroce des "american car dealers".

9 janvier : Nous louons une voiture. Prévoyant d'aller acheter des meubles, nous optons pour un grand volume : une énorme Ford. Bien haute et bien grosse, cette voiture (3 rangées de sièges) est un peu plus grande que la moyenne. Sur la photo, c'est un SUV familial à côté de notre Ford.


12 janvier : Les achats terminés, la seule voiture disponible pour la location est une Pontiac Grand Prix GT. Les accélérations sont prenantes mais frustrantes car la vitesse maximale sur l'autoroute est de 100 km/h. En écoutant du R&B à l'intérieur, on a l'impression d'être dans un clip de MTV... à quelques détails près. Avec notre bolide, nous visitons les car dealers de la région. Ils sont généralement regroupés le long d'un axe routier. C'est donc assez facile, il suffit d'arpenter 2 km de route et faire son choix.

15 janvier : Nous ne voulons pas d'une voiture américaine. Elles ont la réputation de ne pas être solides. On regarde les asiatiques, mais on n'aime pas les modèles dans notre gamme de prix (des voitures de papys). On se tourne donc vers de l'allemand, une bonne volswagen, un break passat. Nous entamons les démarches pour l'achat. Nous faisons un virement de la Belgique sur notre compte aux Etats-Unis.

16 au 19 janvier : L'argent se ballade dans l'Atlantique : notre compte belge est débité mais l'américain n'est pas encore crédité. Oli serait-il déjà chez Fortis ?

19 janvier (soir): Nous avons l'argent, la voiture est prête. Nous sommes d'heureux propriétaire d'une chouette voiture avec sièges en cuirs chauffant,...

20 janvier (matin): Après un mile et une heure de parking dans le vent froid, la voiture geint: pression d'huile, veuillez couper le moteur. Étant sous garantie, le garage la prend en réparation : "Ce n'est presque rien, de l'huile brûlée qui doit faire un bouchon". On nous prête une autre passat, plus neuve, couleur or, v6. Avec un tel moteur, il faut jouer du frein pendant les manœuvres, la voiture est telle un cheval nerveux.

22 janvier : Coup de téléphone du garagiste : "Nous ne pouvons plus vous vendre la voiture, le moteur est cassé". Quelle bonne surprise ! Julie n'a même pas eu l'occasion de conduire notre voiture.

24 janvier : Nous n'aimons pas la voiture qu'on nous propose en échange de celle au moteur défectueux. Après moult réflexions, nous prenons la voiture qui s'approche le plus de la première: un break passat, avec un plus gros moteur (V6) et encore plus d'options (gicleurs d'essuie-glace chauffants).

26 janvier : Tout contents d'avoir enfin notre voiture, on doit bien vite admettre qu'elle sent assez mauvais la pourriture. Grégoire semble allergique à la voiture.

27 janvier : Nous allons chez une spécialiste qui teste la voiture pour savoir quelle pourriture elle contient. On se croirait dans "Les Experts". Nous roulons fenêtres ouvertes alors qu'il gèle pour éviter les réactions allergiques.

29 janvier : De retour chez le garagiste, on lui demande qu'il fasse un traitement contre la moisissure dans la voiture. Aucun des remèdes proposés nous convenant, Grégoire demande héroïquement si on peut à nouveau changer de voiture. Ils acceptent pour notre plus grand bonheur. "Better be safe than sorry" comme ils disent.

Le garage met à notre disposition un pick-up, un gigantesque véhicule. Complètement démesuré, ce monstre est capable de tirer plusieurs tonnes. On a l'impression d'être les rois de la route surplombant la plèbe automobile. Chaque accélération de notre truck cause plus de dégâts à la couche d'ozone que ce qu'on a pu faire dans toute notre vie. Heureusement (?), l'essence américaine n'est pas chère. Voyez ci-dessus la longueur de l'animal: la mini blanche à côté est à nouveau ce SUV break Chevrolet Blazer 4 portes.

1er février : Nous recevons notre troisième voiture, une passat également. Ce n'est pas un break et elle a moins d'option que les premières mais elle fonctionne et n'a pas d'odeur. Celle-ci, on le sent, c'est la bonne !

10 février : Après une semaine de conduite sans problème, un petit bruit survient quand on tourne. On va donc rappeler le garage pour demander qu'ils inspectent la voiture. Je pense qu'après cela, ils n'accepteront plus jamais de clients belges.

11 février : Ils vont aussi pouvoir réparer la boîte tiptronic car le passage manuel à la vitesse inférieure ne marche pas.

10 février 2007

Les ravages du verglas


Comme vous pouvez le voir ci-dessus, par grand froid, le verglas peut même s'attaquer aux arbres. En témoigne ce magnifique stalactite installé sur une branche de l'arbre en face de chez nous. Tout beau qu'il soit ce stalactite nous a tout de même privé d'un spectacle réjouissant: les petits bonds de notre voisin écureuil résidant dans le dit-arbre.

Les écureuils sont nombreux à Providence, c'est un peu comme les pigeons chez nous. Nous nous étions habitués à notre ami à la queue touffue. Mais voilà, le gel a fait sa première victime.... Notre écureuil, ce pigeon, a glissé de son arbre !


Les médecins légistes de CSI n'ont pas pu déterminer l'heure de la mort car l'animal était congelé.


Cette "nature morte" peut être ajoutée
à celle de notre trip nature-animaux
organisé cet été par Greg en Espagne.